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Editoriaux

Asthénie chronique

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 14 Novembre 2013 à 09:57
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Le système de santé au Maroc semble souffrir d’une asthénie chronique que même les milliards de dirhams dépensés chaque année n’arrivent pas à guérir. En gros, ce sont plus de 12 milliards de dirhams qui lui sont consacrés annuellement, soit un peu plus de 6% du PIB. Moyens insuffisants ou mauvaise gestion du budget de la Santé ? En tout cas, le moins que l’on puisse est que le système actuel souffre de nombreuses insuffisances, pour ne pas dire de tares qui imposent la mise en place de réformes urgentes.

Aujourd’hui, devant l’inégalité de l’accès aux soins entre les zones rurales et les grandes villes, l’anarchie et la désorganisation qui règnent dans la plupart des hôpitaux publics, ainsi que le manque de moyens humains et matériels poussent à un choix radical : se tourner vers le privé. Un choix bien coûteux, au regard notamment des coûts exorbitants des soins. Un choix que, malheureusement, la grande majorité des Marocains ne peut se permettre. L’accès aux soins, auxquels tous les Marocains ont droit, se résumerait-il alors à une simple affaire de sous ? Surtout, le choix du privé signifie-t-il pour autant une qualité de soins à la hauteur des factures astronomiques présentées aux malades ? Le serment d’Hyprocate a-t-il été sacrifié, avec le temps, sur l’autel du mercantilisme outrancier ? A l’évidence, s’il est vrai que certains professionnels de la santé du public et du privé ont la conscience professionnelle chevillée au corps, d’autres, au contraire, sont une plaie pour la profession.

Pour vous montrer la face cachée du système de santé, Finances News Hebdo a mené l’enquête (voir page 35 à 45). Et il en ressort une conclusion sans équivoque : aux grands maux, il faut appliquer les grands remèdes. Pour dire qu’en l’état actuel des choses, la santé et l’enseignement ont ceci de commun qu’ils souffrent de la même maladie et ont, par conséquent, besoin d’un traitement choc. Autrement dit, une réforme en profondeur.


Par Fatima Ouriaghli


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