Boîte vocale
Maroc Telecom vient de signer avec Etisalat un accord en vue d’acquérir ses filiales présentes au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Niger, en République Centre-africaine et au Togo. Cet accord inclut également Prestige Telecom qui fournit des prestations IT pour le compte des filiales d’Etisalat dans ces pays.
La transaction, dont le prix est de 650 millions de dollars, porte sur la reprise de la participation d’Etisalat dans ces opérateurs ainsi que sur le rachat par Maroc Telecom des prêts d’actionnaires. Cet accord qui reste lié à la finalisation du rachat par Etisalat de la participation de Vivendi dans Maroc Telecom et à l’approbation des autorités concernées des pays où les filiales d’Etisalat sont implantées, est loin d’être anodin. Il va, en effet, permettre à l’opérateur historique national d’être l’un des leaders des télécommunications en Afrique francophone. C’est peu dire que le pari de Maroc Telecom de déployer ses antennes en Afrique, il y a de cela 13 ans, avec notamment l’opération réussie avec Mauritel, procède d’une démarche juste… et visionnaire. Car, aujourd’hui, l’Afrique, au centre de toutes les convoitises, est le continent sur lequel tout le monde se bouscule, qu’il s’agisse d’opérateurs des télécoms, des compagnies d’assurances, des banques ou encore des promoteurs immobiliers. Maroc Telecom a donc, très tôt, reniflé le bon filon... au moment où d’aucuns qualifiaient sa démarche audacieuse de très risquée. Mais le temps lui a donné raison : dans un marché local miné par une concurrence acharnée, les filiales africaines contribuent particulièrement à doper les performances du Groupe. En cela, au regard de la montée en puissance du Groupe en Afrique, il n’est pas faux d’affirmer qu’il croit aux potentialités de développement qu’offre le secteur des télécoms dans ce continent. Et ceux qui n’y croient pas ou qui sont encore frileux risquent fort bien, à leur réveil, de tomber…. sur la boîte vocale.





