Bons compromis
La volonté des pouvoirs publics d’améliorer l’environnement des affaires, particulièrement dans cette conjoncture morose, est bien réelle. Preuve en a été donnée, hier, mercredi, à l’occasion de la réunion de travail tenue entre le Chef du gouvernement, accompagné de quelques-uns de ses lieutenants, et le patronat.
Belle occasion pour les patrons de réaffirmer, très brièvement, et de manière assez ferme, leurs objectifs : croissance, emploi et compétitivité. Ce qui passe par un certain nombre de dispositions urgentes, comme l’amélioration des délais de paiements et du système actuel de remboursement de la TVA, la promulgation de la loi sur la réglementation du droit de grève et la fluidification des investissements. L’instauration d’une véritable équité fiscale, la réforme de la loi sur l’urbanisme et le relifting de certaines dispositions du code du travail s’inscrivent également dans la même veine.
Voilà autant de requêtes sur lesquelles le gouvernement planche déjà ou s’engage à apporter des réponses appropriées. Dans ce cadre d’ailleurs, sera mis en place incessamment l’Observatoire des délais de paiements, tout comme seront initiées différentes réformes relatives notamment à l’urbanisme ou encore au foncier.
Cela démontre, tant s’en faut, que gouvernement et patronat n’inscrivent pas leurs actions dans un cadre conflictuel, mais privilégient plutôt une démarche concertée pour trouver les meilleurs compromis possibles. Ce qui légitime d’ailleurs la mise en place de
5 plateformes de travail co-présidées par le Chef du gouvernement et la présidente de la CGEM.
Il faut maintenant espérer que les engagements pris de part et d’autre soient respectés. Car le Maroc est à tournant de son histoire qui nécessite la convergence de toutes les forces vives de la nation afin de mettre en place des initiatives fortes pour le bien de la collectivité, et surtout pour inscrire le Royaume dans une dynamique de croissance durable.
Par Fatima Ouriaghli





