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Bouillon d’espoir

LRPar La Rédaction
|Publié le 11 Février 2016 à 11:55
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Le week-end dernier aura été particulièrement mouvementé.

Le week-end dernier aura été particulièrement mouvementé. Le Roi Mohammed VI présidait en effet, le samedi 6 févier à Laâyoune, un Conseil des ministres inédit à l’issue duquel plusieurs nominations ont été annoncées. Bien évidemment, la course à l’info était lancée, dans un Maroc où prolifèrent les médias électroniques. Sauf qu’en confondant vitesse et précipitation et en se nourrissant de rumeurs non vérifiées, une certaine presse a forcément distillé des informations erronées. On peut se féliciter, quand même, que L@ Quotidienne ait donné, la veille, la bonne info, le scoop : Hassan Boubrik a été porté à la tête de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).

Mettons-nous maintenant de l’autre côté. Du côté des concernés. Quand il y a une vague de nominations, trois camps se dégagent forcément : ceux qui, au regard de leur carrière et des services rendus à la nation, espèrent, jusqu’à la der­nière minute, figurer sur la fameuse liste des heureux élus. Jusqu’à la délivrance finale : une promotion bien méritée.

Dans le second camp, on retrouve ces fidèles commis de l’Etat, bourreaux du travail, qui, enfin, espèrent sortir de l’ombre. Mais qui, au final, devront encore se contenter de leur poste.

Enfin, dans le dernier camp, il y a tous les autres qui se disent que, peut-être, «je vais sauter». Commence alors une longue introspection, un rapide bilan des «bonnes» actions accomplies, histoire de garder un soupçon d’optimisme et de se dire que «non, je vais sûrement conserver mon poste». «A moins que… l’on me nomme à une fonction encore plus importante». Mais à la «sentence» finale, nombreux ont été les déçus.

On se retrouve donc, in fine, avec un cocktail au parfum de bonheur, de frustra­tion et de déception, servi par les promus, les recalés et les «éjectés».

Pour autant, si les nominations de Hassan Boubrik et de Nezha Hayat respecti­vement à la tête de l’ACAPS et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) sont loin d’être passées inaperçues, c’est celle de Abdelhamid Addou à Royal Air Maroc qui a le plus suscité de commentaires. Ou, du moins, le départ de l’ex-PDG de la compagnie aérienne nationale, Driss Benhima. Beaucoup d’hypo­thèses ont été avancées à ce titre.

Mais, faut-il peut-être également souligner que, sous son magistère, les engage­ments pris envers l’Etat, notamment dans le cadre du contat-programme, ont été respectés. En 2013 en tout cas, la RAM a pu dégager un résultat d’exploitation en hausse de 10% à 789 MDH, et a surtout renoué avec les bénéfices (168 MDH), dépassant notamment les objectifs fixés dans ledit contrat-programme signé en septembre 2011.

Abdelhamid Addou aura donc la lourde tâche de consolider les performances d’une compagnie qui a pu, au fil des années, se positionner valablement en Afrique subsaharienne. Bon vol

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