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Editoriaux

Boulot de titan :

LRPar La Rédaction
|Publié le 2 Juillet 2015 à 12:50
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Un petit 2,6%. C’est ce que le haut-com­missariat au Plan prévoit en termes de croissance du PIB en 2016 pour le Maroc.

Des trois institutions qui ont livré leurs pré­visions économiques, elle reste sans aucun doute la plus… radine, loin des 4,8 et 5% respectivement avancés par la Banque mondiale et le FMI (voir pages 20-21-22).

Mais loin de se contenter des prévisions, le HCP alerte surtout sur la situation économique actuelle et demande d’engager des réformes structurelles pour doper la croissance économique. Histoire de se sortir de cette configuration où la croissance, très dépendante de la pluviométrie, effleurerait 4,5 à 5% dans le cas d'une bonne année agricole et ne dépasserait guère 3% dans le cas contraire. Ces fluctuations font, d’ailleurs, que le secteur agricole n'arrive pas à compenser le fléchissement de l'activité non agricole. Certes, sa croissance est en amélioration depuis le début des années 2000, passant de 7%, en moyenne annuelle entre 2000 et 2007, à 9,5% entre 2008 et 2015; mais sa part dans le PIB total n'a cessé de baisser, ces dernières années, passant de plus de 13%, avant 2007, à 10%, aujourd'hui, fait remarquer le HCP.

Les réformes structurelles que brandit actuellement le HCP sont comme… une vieille revendication syndicale. Les observateurs et autres acteurs de la vie économique les ont toujours demandées. Comme le font avec force, en ce moment, les institutions financières internationales, particulière­ment le Fonds monétaire international. Car, même si ces derniers temps le FMI ne tarit pas d’éloges à l’égard du gouvernement marocain à cause des réformes accomplies ou entamées, il n’en demeure pas moins vrai que beaucoup de choses restent à faire pour inscrire l’économie nationale dans une dynamique de croissance durable et inclusive, sus­ceptible de résorber le chômage. Et c’est un défi qui est loin d’être gagné. Il se gagnera à travers certaines réformes, comme celle du régime de retraite, afin de préserver la viabilité des finances publiques, mais également et, surtout, par le biais du renforcement de la compétitivité de l’économie nationale (améliorer le climat des affaires, facili­ter l’accès des PME au financement, développer l’industrie, investir dans l’éducation…). Bref, un boulot de titan quoi !

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