Ce que veulent les femmes
J’ai décidé de consacrer cette chronique aux femmes, 8 mars oblige. Toutefois, il ne s'agira pas, encore une fois, de s'apitoyer sur les conditions de la femme et son évolution au sein de la société. Je suis pratiquement sûr que la presse féminine s'en chargera. Mieux que moi.
J'aimerais donc partager avec vous quelques statistiques officielles (Rapport 2010 des Nations Unies), dont je ferai une interprétation… qui n'engage que moi.
Ceux qui pensent qu'il y a plus de femmes que d'hommes sur terre ont tout faux. Contrairement aux idées reçues, sur les 7 milliards de «bouts de bois de Dieu» que compte la planète, il y a environ 57 millions d'hommes de plus que de femmes. Pour autant, dans beaucoup de pays, les femmes sont plus nombreuses que les hommes.
Cette statistique a le mérite de clarifier les choses. Et la gent masculine n'aura plus comme mauvais alibi pour justifier ses aventures extra conjugales, voire la polygamie, une certaine «générosité excessive» envers toutes ces résolument femmes seules. Même au Maroc les hommes ne doivent plus faire la fine bouche, surtout que le rapport de masculinité serait de 105 naissances masculines pour 100 naissances féminines.
Pourtant, cela ne change rien à leur comportement. Bien au contraire.
Qu'en pensent d'ailleurs les femmes? «Marocains sont des machos», répondent-elles tout de go. Décidément, il est bien difficile de comprendre la gent féminine. Quand tu es tout gentil, attentionné, sérieux et sentimental, elles vont te trouver mollasson et trop collant. Prétexte suffisant pour te larguer. En réalité, les femmes préfèrent les bad boys qui font monter leur adrénaline, les font vibrer… et très souvent pleurer. Elles s'y accrochent, quitte à souffrir.
Conclusion : elles pointent du doigt les machos, alors qu'elles semblent avoir un gène masochiste très prononcé. D'ailleurs, le taux de femmes ayant subi des violences physiques au moins une fois dans leur vie varie de quelques pour cent à plus de 59 % suivant leur lieu d'habitation.
Sur un autre registre, les femmes vivent plus longtemps que les hommes dans toutes les régions. Ça, c'est un réel problème pour elles. Car si les tendances actuelles se maintiennent, dans bien longtemps il n'y aura que des femmes sur terre. Bonjour les commérages !
Que feront-elles sans nous à leur côté ? Elles perdront à l'évidence toutes leurs envies : plus de shoppings interminables, de séances de mise en forme et autres lifting (la tendance actuelle), de bronzage, encore moins de séances marathoniennes de maquillage. Elles resteront naturelles. Pour une raison toute simple : tous ces artifices, elles le font pour nous, pour qu'on les apprécie davantage. Et certaines femmes (pas toutes) préfèrent être belles plutôt qu'intelligentes. Demandez-leur !
«N'importe quoi, nous nous faisons belles pour nous-mêmes !», rétorquent-elles. C'est ce que j'appelle la mauvaise foi. Pour étayer mon propos, admettons que je rencontre une amie ou une collègue vraiment sur son 31, au point de pouvoir me donner un torticolis. J'ai alors trois options :
• soit je ne fais aucun compliment : elle se sent alors outrageusement frustrée;
• soit je lui fais remarquer qu'elle est un tantinet trop maquillée : elle se sent alors littéralement vexée;
• soit je lui dis qu'elle est élégante : alors là, elle s'extasie et mixe le «merci» avec un large sourire me permettant de jeter un œil indiscret sur une dentition quelque peu rougie par le débordement du rouge à lèvres.
En tout cas, s'il ne reste plus qu'elles sur cette planète, les hommes diront «Ouf !». Car ils pourront enfin se reposer : fini la dépense quotidienne (qui a poussé beaucoup de pères de famille au suicide), les bouteilles de gaz et ampoules à changer, les caprices interminables, les belles-mères chiantes et ce fameux devoir conjugal qu'il faut impérativement remplir, même crevé après une longue journée de boulot…
Mais bon, convenons-en quand même, le monde est plus intéressant les uns aux côtés des autres : les hommes avec leur manque de tact et leur ego parfois surdimensionné, les femmes avec leurs petites manies et leur ambiguïté. Ainsi va la vie !
Bonne fête à toutes les femmes. Et sans rancune.
David William





