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Editoriaux

Clap de fin

LRPar La Rédaction
|Publié le 1 Avril 2015 à 13:39
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C’est fini. Toutes les sociétés tenues légalement de rendre publics leurs résultats annuels l’ont fait. Au 31 mars, elles sont passées à table mais, comme toujours, d’une manière différenciée. En effet, particulièrement au niveau des sociétés cotées, il y a celles qui publient leurs résultats uniquement pour se conformer à la réglementation en vigueur.

Elles sont largement majoritaires. Et leur façon de «communiquer» renseigne sans équivoque que cet exercice est davantage une contrainte qu’une communication destinée à informer réellement les actionnaires sur leurs performances, leurs stratégies de développement… A part un alignement de chiffres ou un communiqué laconique duquel on ne peut rien tirer, elles n’offrent rien d’autre à la communauté financière. Aussi, est-il devenu courant de voir certaines sociétés ne faire aucune économie dans l’effort lorsqu’il s’agit de courtiser les investisseurs, pour ensuite les maintenir dans le flou une fois qu’ils ont… mordu à l’hameçon.

En face, il y a les autres, peu nombreuses, qui ont compris l’utilité et la portée d’une communication financière bien faite. Ce sont elles, les mêmes d’ailleurs, qui, chaque année, qu’elles présentent des résultats en berne ou non, rencontrent la presse et les analystes et se soumettent volontiers au jeu des questions-réponses.

Mais il semble nécessaire aujourd’hui, qu’à l’heure où le Maroc se modernise et aspire à être un hub financier de référence à travers Casablanca Finance City, de faire évoluer davantage les méthodes de communication des sociétés qui font appel public à l’épargne. C’est un impératif pour construire une place financière efficiente.

On peut, certes, se réjouir de l’introduction de certaines pratiques, comme notamment le profit-warning. C’est une avancée majeure, mais dans un monde financier qui évolue vite, trop vite, on ne saurait se suffire de la manière avec laquelle cette disposition est utilisée. La multiplication des profits-warning cette année ayant montré plusieurs limites, que ce soit en termes de timing ou de contenu.

Dans la même veine, il est peut-être temps aussi de faire évoluer la fréquence de publication obligatoire des comptes des sociétés cotées.


Car, in fine, donner de la visibilité aux investisseurs qui leur ont fait confiance, c’est également une manière pour ces sociétés de les rétribuer.



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