Finances News HebdoFinances News Hebdo
Développement durable

COP22 : Le patronat sur le pied de guerre

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 15 Février 2016 à 18:33
Partager


La présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Miriem Bensalah-Chaqroun, a pris part à la rencontre organisée par le Medef sous le thème «De la COP21 à la COP22». Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, a déclaré à cette occasion que la France et le Maroc travailleront main dans la main pour préparer la suite de la COP21, mais également pour assurer la réussite de la COP22.

«La prochaine édition de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP22), prévue en novembre prochain à Marrakech, permettra d'approfondir le partenariat entre les gouvernements et les entreprises en matière de lutte contre le changement climatique». C’est ce qu’a déclaré Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, lors d'une rencontre organisée lundi 7 février au siège du patronat français (Medef) sous le thème «De la COP21 à la COP22». Et d’ajouter que la singularité des COP21 et 22 est qu’elles sont axées sur le renforcement du partenariat entre les gouvernements, les collectivités locales, les entreprises et la société civile. Encore faut-il que les Chefs d’Etat ratifient l’accord de Paris sur le climat, le 2 avril prochain à New York.

Lors de cette rencontre à laquelle a pris part la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Miriem Bensalah-Chaqroun, le chef de la diplomatie française et président de la COP21, a souligné que la France et le Maroc travailleront main dans la main pour préparer la suite de la COP21 pour assurer la réussite de la COP22. Laurent Fabius a également précisé que la manifestation prévue à Marrakech sera l'occasion de compléter les importantes décisions contenues dans la déclaration de Paris. En effet, si la tension était très vive à la COP21, elle le sera davantage à la COP22. «C’est à Marrakech qu’il va falloir trouver un instrument pour chaque ligne de ce texte purement technique afin qu’il puisse devenir opérationnel. Une tâche des plus difficiles. C'est pour cela que je pense que la tension sera encore plus vive à Marrakech», nous avait confié la ministre de l’Environnement, Hakima El Haïté. Paris a placé la barre trop haut. Pour relever ce défi de taille et donner au pays l’image qu’il mérite, la mobilisation de toutes les composantes de la société marocaine est requise. Conscients de la responsabilité qui leur incombe, les décideurs publics et privés marocains sont sur le pied de guerre. 

Pour preuve, la rencontre de Miriem Bensalah-Chaqroun avec son homologue français, Pierre Gattaz, et Laurent Fabius, qui témoigne de la prise de conscience des entreprises marocaines quant aux rôles qu’elles sont appelées à jouer non seulement dans la réussite de cet événement mais également dans l’aboutissement des engagements environnementaux du Royaume. «Le Maroc ne produit que 0,28% des gaz à effet de serre (GES) dans le monde, mais il est fortement mobilisé en faveur de l’environnement», a tweeté Miriem Bensalah-Chaqroun.

L’engagement du Maroc vis-à-vis du volet environnemental a d'ailleurs été salué lors de cette rencontre notamment avec une feuille de route énergétique axée sur le développement des énergies renouvelables. «Le Maroc est très dynamique en matière d’énergies renouvelables, comme en témoigne l’inauguration de la centrale solaire Noor I à Ouarzazate récemment», a tenu à souligner Laurent Fabius. Un projet dont le Maroc peut être fier et qui traduit l’expertise avant-gardiste du pays en matière de lutte contre le changement climatique. «Le Maroc, leader continental en la matière, est aussi appelé à fédérer l'ensemble des pays africains pour entrer dans ce cercle vertueux prônant les économies faibles en carbone, voire décarbonées», a ajouté Bensalah-Chaqroun.

Un engagement porté également par le patronat qui, rappelons-le, avait créé une Commission climat, environnement et économie verte et un Centre marocain de production propre (CMPP) dont l’objectif est d’inciter les entreprises à adopter des technologies pour une production plus propre et les accompagner dans les filières vertes. «L'Afrique est le continent le plus exposé aux effets des changements climatiques. De fait, les ressources du Fonds vert doivent aller en priorité à ce continent et la CGEM se mobilisera pour ce faire», a conclu la présidente de la CGEM. 


Brève

Khamar Mrabet, nommé à la tête l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité dans les domaines nucléaire et radiologique

Khamar Mrabet a été nommé par SM le Roi, lors du Conseil des ministres tenu le 6 février à Laâyoune, à la tête de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité dans les domaines nucléaire et radiologique. L’expert marocain en nucléaire assurait depuis 2011 les fonctions de Directeur de la sûreté et de la sécurité nucléaires à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), basée à Vienne. 


Lamiae Boumahrou

Articles similaires