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Economie

Les États-Unis envisagent une surtaxe de 12,5% sur certaines exportations marocaines

Les exportations marocaines vers les États-Unis pourraient bientôt être soumises à un droit de douane additionnel de 12,5%. Cette mesure fait partie d'une série d'actions commerciales que l'administration Trump prévoit d'engager à l'issue d'une enquête menée au titre de la Section 301 du Trade Act, portant sur les dispositifs de lutte contre les importations de produits issus du travail forcé.

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 24 Juillet 2026 à 09:41
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Les États-Unis envisagent une surtaxe de 12,5% sur certaines exportations marocaines

Le Maroc figure parmi les 60 économies concernées par les conclusions du Bureau du Représentant américain au Commerce (USTR). Selon Washington, le Royaume ne dispose pas d'un mécanisme douanier spécifique permettant d'identifier, d'enquêter et de bloquer les marchandises importées susceptibles d'avoir été fabriquées grâce au travail forcé.

L'USTR propose deux niveaux de taxation. Les pays ayant mis en place, ou s'étant engagés à instaurer, des contrôles spécifiques sur les importations liées au travail forcé seraient soumis à un droit additionnel de 10%. Les autres, dont le Maroc, pourraient se voir appliquer un tarif de 12,5%, sous réserve des exemptions prévues.

« Nous nous attendons à voir des actions prochainement », a déclaré Jamieson Greer, représentant américain au Commerce, lors d'un entretien accordé à CNBC.

Dans son rapport, l'USTR estime que les politiques et pratiques du Maroc ne permettent pas d'interdire et de faire appliquer efficacement une interdiction des importations de produits issus du travail forcé. L'administration américaine considère que cette situation constitue une entrave au commerce des États-Unis et justifie l'adoption de mesures commerciales supplémentaires.

Pour autant, Washington ne remet pas en cause la législation marocaine sur le travail. Le Code du travail interdit déjà le recours au travail forcé et la loi de 2016 relative à la lutte contre la traite des êtres humains sanctionne l'exploitation par le travail forcé, la servitude et les pratiques assimilables à l'esclavage. Le point soulevé par l'USTR concerne exclusivement l'absence d'un dispositif douanier dédié au contrôle des chaînes d'approvisionnement et au blocage des marchandises importées soupçonnées d'avoir été produites dans de telles conditions.

Si elle est mise en œuvre, cette mesure pourrait réduire l'avantage tarifaire dont bénéficient certains exportateurs marocains dans le cadre de l'Accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis, en vigueur depuis 2006. En effet, les droits additionnels décidés au titre de la Section 301 peuvent s'appliquer même à des produits qui bénéficient normalement d'une exonération de droits de douane en vertu de cet accord.

L'USTR précise toutefois que cette surtaxe ne concernera pas l'ensemble des produits marocains. Certaines catégories, notamment celles déjà visées par d'autres régimes tarifaires américains ou bénéficiant d'exemptions spécifiques, resteront exclues du dispositif.

En 2025, les États-Unis ont importé pour 1,9 milliard de dollars de biens en provenance du Maroc, tandis que leurs exportations vers le Royaume ont atteint 5,5 milliards de dollars. Les prochains jours seront décisifs, l'administration Trump devant préciser la liste des mesures et leur calendrier d'application.

 

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