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Du concret

LRPar La Rédaction
|Publié le 10 Décembre 2015 à 16:01
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Le foncier «constitue l'assise principale pour stimuler l'investissement productif, généra­teur de revenus, créateur d'emplois, et aussi pour lancer des projets d'investissement dans les différents domaines de l'industrie, de l'agriculture, du tourisme, des services et d'autres encore».

Le foncier «constitue l'assise principale pour stimuler l'investissement productif, généra­teur de revenus, créateur d'emplois, et aussi pour lancer des projets d'investissement dans les différents domaines de l'industrie, de l'agriculture, du tourisme, des services et d'autres encore». C’est l’un des messages forts adressés par le Souverain aux participants aux «Assises nationales sur la politique foncière de l'Etat et son rôle dans le développement économique et social», organisées mardi dernier à Skhirat. Un message dont la portée se mesure à l’aune des difficultés qui gangrènent le foncier. Dispositifs juridiques complexes et parfois désuets, multiplicité des régimes fonciers et des intervenants, faiblesse de la proportion des biens immobiliers immatriculés, nature des structures foncières agricoles, impact de l'expansion urba­nistique sur les terres agricoles, déficit du foncier industriel destiné aux investisseurs dans les zones à forte attracti­vité économique… sont autant de problématiques auxquelles il faut, aujourd’hui, impé­rativement trouver des solutions.

Ces Assises, qui ont duré deux jours, ont donc permis d’engager une réflexion prégnante autour des dysfonctionnements majeurs qui grèvent la politique foncière de l’Etat. Mais au-delà des dia­gnostics formels, les opérateurs s’attendent surtout à la mise en place de mesures concrètes à même de permettre au foncier de jouer pleinement son rôle en matière de développement économique. D’autant qu’ils considèrent le système actuel du foncier comme un véritable boulet à la fluidité des affaires.

Maintenant que l’Etat a de la visibilité sur les attentes des différents opérateurs, à charge pour lui d’apporter les réponses adéquates. Faute de quoi, ces assises, comme bien d’autres qui l’ont précé­dées, s’apparenteront à ces rendez-vous manqués où, au mieux, rivalisent les bonnes intentions et les discours cosmétiques.

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