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Économie du Maroc : Sur quelle base repose l'économie du royaume ?

SPar seo
|Publié le 2 Juillet 2019 à 02:43
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L’économie marocaine a pu résister aux intempéries de la crise mondiale. Des indicateurs économiques à moyen terme semblent être encourageants, bien que le ralentissement de la croissance du pays en 2018 et la hausse des prix des produits de base aient rendu les choses plus difficiles. Une croissance plus large ne va pas sans difficulté. Cependant, les responsables vont probablement s’efforcer davantage de surmonter les problèmes socio-économiques profondément enracinés et le chômage persistant. Néanmoins, la situation générale de l’économie au Maroc continue de se stabiliser : le FMI prévoit une croissance projetée du PIB de 3,2 % d’ici fin 2019, des indices qui devraient soutenir l’économie marocaine dans les années à venir.

Économie du Maroc : rôle non négligeable de l’État dans l’émergence économique du pays

En 2011, des demandes sociales pressantes ont incité le gouvernement à augmenter les dépenses en subventions — salaires et retraites — afin de soutenir le niveau de vie et de faciliter le passage vers un système économique plus ouvert.

Depuis ce temps, le Royaume a mis en place une politique économique structurée, basé sur l’amélioration de l’environnement des affaires, l’installation d’une base infrastructurelle moderne. Sans oublier la libéralisation progressive de la monnaie locale « Le dirham » et l’augmentation des investissements dans les industries tournées vers l’exportation (l’automobile et l’aéronautique). Ces mécanismes, qui caractérisent le squelette de l’économie marocaine, sont susceptibles de relever le niveau de vie et de faire émerger une classe moyenne nationale plus importante.


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Sur le plan externe, l’économie du Maroc connaît de profonds changements qui apparaissent avec la montée du protectionnisme, l’impact du changement climatique. Sans oublier les opportunités et les risques liés à une révolution numérique, à l’ère de l’intelligence artificielle et de la Blockchain. Sur le plan interne, l’écart entre le rythme des changements économiques et sociaux et les attentes, de plus en plus importantes et pressantes, interroge l’efficacité du système économique marocain.

Économie du Maroc : La performance des différents secteurs économiques

À plus long terme, le Maroc a consacré ses efforts de développement économique à la création de plusieurs chantiers nationaux, notamment ceux en relation avec les projets de développement de sources d’énergie renouvelables, qui devraient contribuer à réduire ses besoins en termes d’énergies importées. Ce type de chantiers a rapidement donné fruit et permis au Maroc d’être désigné comme étant la destination d’investissement la plus attrayante en Afrique par EY en 2017. Bien que le taux de la croissance prévisionnel du secteur industriel devrait se positionner autour de 5 % entre 2016 et 2022, le secteur agricole reste le premier moteur de la croissance économique du Maroc, avec une contribution de 19 % au PIB.


Un tel niveau correspondrait aux performances à moyen terme, qui, en dépit de la volatilité des rendements agricoles, ont été en moyenne de 3,4 % entre 2012 et 2017. Pour ce qui est des trajectoires futures, l’État prévoit une croissance économique de 3,2 % en 2019 ; tandis que le FMI stipule que la croissance de l’économie du Maroc passera à 4 % d’ici fin 2019 et y demeura jusqu’en 2023. Le budget de l’État pour 2019 est basé sur une croissance anticipée du PIB de 3,2 %. Les dépenses globales augmenteront de 8,8 %, à 443,4 milliards de dirhams.

Économie du Maroc : une baisse considérable dans les niveaux d’inflation

Malgré la hausse des prix du panier moyen des produits de consommation en 2018, l’économie du Maroc connaît des niveaux d’inflation relativement bas. Selon le FMI, l’inflation a augmenté de 2,4 % en 2018, contre 0,7 % en 2017, 1,6 % en 2016 et 1,5 % en 2015. Depuis 2000, les taux n’ont jamais dépassé 4 % et n’ont dépassé la barre des 2 % qu’à quatre reprises. Selon les prévisions du FMI, l’inflation devrait se modérer à 1,4 % en 2019 et rester autour des 2 % jusqu’en 2023.



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Économie du Maroc — Commerce international : Établissement de nouveaux accords économiques

Pour accroitre l’économique nationale, plusieurs intervenants ont travaillé au fil des ans pour établir un réseau solide d’accords commerciaux internationaux, comprenant des accords de libre-échange avec le Canada, les États-Unis et la Turquie.

De plus, le Maroc n’a cessé de peiner, à travers sa diplomatie, pour faire partie de l’Association européenne de libre-échange, composée de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse. En outre, dans le cadre de l’Initiative d’Agadir de 2004, les relations commerciales préférentielles avec la Jordanie, l’Égypte et la Tunisie sont bien établies. En novembre 2017, le Maroc a entamé des négociations techniques avec le groupe de pays du Mercosur, notamment l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, afin d’ouvrir la voie à un accord de libre-échange.

Économie du Maroc : Comment l’économie peut-elle tirer profit de l’adhésion à la CEDEAO

La décision prise par le Royaume du Maroc en février 2017 de rejoindre le bloc régional de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO (la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), a suscité des attentes diverses de la part des membres actuels de la CEDEAO ainsi que des observateurs de l’évolution géopolitique de la région.

Cette décision était basée probablement sur les changements tectoniques dans l’espace politique mondial. Des changements qui semblent suggérer la nécessité, pour des pays comme le Maroc, de trouver de nouveaux amis et des alliances fondées sur des règles d’engagement équitables non seulement pour générer des atouts collectifs, mais également pour soutenir une croissance et un développement durables.

De plus, l’économie marocaine possède aujourd’hui un portefeuille d’importations très important, provenant de pays tels que la France, l’Espagne, la Chine, l’Italie, l’Allemagne, les États-Unis et l’Arabie saoudite. Ce portefeuille représente également une opportunité à explorer pour des pays subsahariens susceptibles d’être des partenaires géoéconomiques historiques du Royaume.

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