Edito : Vigilance
Les chiffres dévoilés par le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires, dans une interview accordée le 20 janvier au journal français Le Figaro, sont quand même inquiétants : 1.500 Marocains ont rejoint les camps de l’organisation terroriste Daesh.
Les chiffres dévoilés par le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires, dans une interview accordée le 20 janvier au journal français Le Figaro, sont quand même inquiétants : 1.500 Marocains ont rejoint les camps de l’organisation terroriste Daesh. Et, depuis 2002, la stratégie d’anticipation initiée par le Maroc a permis la neutralisation de 150 structures terroristes. La dernière à être démantelée, au cours de ce mois de janvier 2016, envisageait de rallier la Syrie, avant de se raviser et d’opter pour la Libye, avec l’intention de rejoindre la branche de l’Etat islamique dans ce pays.
C’est dire que dans un contexte international gangrené par les miasmes du terrorisme, le Maroc, comme beaucoup d’autres pays, est confronté à un véritable défi sécuritaire. Surtout qu’il est dans une région particulièrement exposée, où certains groupes terroristes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou encore Daech, en mal de leadership, tentent d’asseoir leur légitimité à travers des actions bruyantes et sanglantes.
Mais le Royaume tient bon face à cette menace sournoise. D’ailleurs, au lendemain de l’attentat sanglant de Marrakech survenu le 28 avril 2011, le Souverain avait dit, d’un ton ferme, que cet acte criminel «ne fera que renforcer la volonté des Marocains de faire face à quiconque s'avisera de porter atteinte au modèle qu'ils se sont choisis pour la consécration du progrès démocratique et en matière de développement, ainsi que pour la solidarité avec la communauté internationale dans la lutte contre toutes les formes de criminalité, d'agression et de terrorisme».
Aujourd’hui, ce n’est pas pour rien que l’expertise marocaine en matière de lutte contre ces fanatiques est sollicitée à l’étranger. Les renseignements fournis par le Maroc à la France ont ainsi permis de remonter jusqu'au logement d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats meurtriers du 13 novembre à Paris.
Mais quand on sait la lâcheté avec laquelle opèrent ces assassins, aucun pays ne peut se sentir à l’abri. Alors, il faut continuer à être vigilant et, surtout, encourager tous ces hommes qui, sans triomphalisme, veillent, au quotidien, sur notre sécurité.





