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France : la colère contre la vie chère embrase plusieurs villes

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté, samedi 17 octobre, contre la vie chère et pour de meilleures conditions d’études. Mais la journée a été marquée par des affrontements, des pillages et des incendies de bâtiments publics. Environ 400 personnes ont été interpellées, selon un bilan provisoire.

LRPar La Rédaction
|Publié le 17 Octobre 2026 à 21:38
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La colère sociale a gagné la rue. À Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux ou encore Lille, les manifestations du samedi 17 octobre ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Le ministère de l’Intérieur a fait état de 550.000 participants, dont 110.000 dans la capitale, contre 800.000 revendiqués par les organisateurs. Dans plusieurs villes, les cortèges ont toutefois été accompagnés de violences et de dégradations.

Cette mobilisation se préparait depuis plusieurs semaines. Début septembre, un jeune utilisant le pseudonyme «V2» publie sur TikTok un appel à manifester contre la hausse des prix du carburant. La vidéo circule et l’initiative prend de l’ampleur. Des anciens Gilets jaunes, des chauffeurs VTC, des agriculteurs et plusieurs syndicats, dont la CGT et Solidaires, annoncent progressivement leur participation.

Entre-temps, une autre contestation s’installe. Depuis fin septembre, des lycéens et des étudiants se mobilisent pour leurs conditions d’études. La journée du 17 octobre devient ainsi un point de rencontre entre cette mobilisation et les appels contre la vie chère. Des revendications différentes, réunies dans une même journée nationale de protestation.

Des mairies prises pour cible

Au fil des heures, les dégradations se multiplient. À Marseille, plusieurs dizaines de personnes pénètrent dans le hall de la mairie et cassent du mobilier. À Lille, des entrées de l’hôtel de ville sont forcées et une partie des locaux est saccagée. À Lyon, une antenne de l’office du tourisme est incendiée.

À Limoges, un incendie touche également l’hôtel de ville après une attaque contre le bâtiment. Dans la capitale, des affrontements opposent des groupes aux forces de l’ordre, tandis que des commerces sont pillés. À Bordeaux, la résidence préfectorale est saccagée et le RAID intervient en renfort.

Ces scènes ne résument cependant pas l’ensemble de la mobilisation. À Bordeaux, notamment, les journalistes du Monde décrivent un cortège calme et des pillages commis par des groupes extérieurs au mouvement.

Un bilan encore provisoire

Dans la soirée, le ministère de l’Intérieur annonce environ 400 interpellations. Des blessés sont également signalés. À Saint-Étienne, un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière qu’il aurait ramassée avant son explosion, selon les premiers éléments rapportés par l’AFP.

Face aux violences, Emmanuel Macron promet des poursuites contre les auteurs de dégradations. Jean-Luc Mélenchon critique, pour sa part, la stratégie de maintien de l’ordre, tout en condamnant les pillages. À six mois de la présidentielle, cette journée fait converger plusieurs contestations sociales, alors que le bilan humain et matériel reste à consolider.


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