Finances News HebdoFinances News Hebdo
Editoriaux

IDE

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 7 Avril 2011 à 07:16
Partager

Le Maroc a tiré son épingle du jeu en 2010. Et pour cause, les Investissements Directs Etrangers, véritables moteurs de croissance, se sont élevés à 37 milliards de DH. Soit une évolution de 9,2 milliards au-dessus de la moyenne sur la période 2005-2009. Cette hausse a été portée par trois secteurs phares, à savoir les télécoms, les banques, l'énergie et les mines.S'il y a de quoi être satisfait, des questions sur l'avenir proche des IDE au Maroc se posent cependant, d'autant plus que le contexte économique actuel prête à l'incertitude.

Qu'en sera-t-il des IDE en 2011 dans le Royaume ? Difficile de le dire dans une conjoncture pareille. Pour autant, certains faits plaident en faveur du Maroc. En février 2011, l'agence internationale de notation Fitch Ratings a confirmé la note souveraine du Maroc, avec une perspective «stable», affirmant que le Royaume continue de bénéficier de fondamentaux solides en comparaison avec les autres pays de la région. Mais, les analystes économiques les plus avertis restent circonspects face à ces notations qui ne sont que des photographies d'une situation déterminée… à un instant «t ». Car il est parfois difficile de faire des prévisions, surtout quand la conjoncture politique est très fluctuante à cause de la montée en puissance des manifestations sociales.

Il y a lieu également de citer l'enthousiasme international qu'a connu le discours royal du 9 mars. Toutes les capitales du monde ont salué la clairvoyance du Souverain.

Tout cela sera-t-il suffisant pour attirer les investisseurs ? C'est à voir. D'autant qu'en UE les deniers se font rares dans un contexte de paupérisation de certains pays. Les investisseurs américains, eux, sont plus que frileux. Et les petites marches dominicales que continue à initier le Mouvement du 20 février incitent, à l'évidence, les investisseurs étrangers à la prudence.


Par Fatima Ouriaghli

Articles similaires