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La séductrice :

LRPar La Rédaction
|Publié le 6 Février 2014 à 10:42
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La Bourse de Casablanca a terminé mardi dernier en territoire négatif, le Masi et le Madex cédant respectivement 0,25 et 0,21%. Mais, globalement, le marché est dans le vert, les performances annuelles des deux indices phares de la place s’établissent ainsi à +0,36 et +0,31%.
En ce début d’année, c’est grosso modo le calme plat, la seule opération majeure ayant créé un peu d’animation sur la place étant la réalisation par la SNI de la phase 2 de la cession du contrôle de Cosumar.
Le marché semble plutôt être à l’écoute des autorités. En fait, il est dans la même posture que l’année dernière, attendant la mise en place des nombreuses réformes promises censées donner un peu plus de profondeur à la place et améliorer sa liquidité. Des réformes qui, au regard de l’interminable circuit législatif qu’elles doivent emprunter, tarderont encore à se mettre en place. Et même si elles le sont au courant de cette année, il faudra du temps avant qu’elles ne soient entièrement digérées par le marché boursier. Dès lors, vu que rien n’a changé par rapport à l’année dernière, il paraît peu probable de voir l’indice général s’inscrire dans un trend haussier durable. Même les résultats annuels des sociétés cotées, qui commenceront bientôt à tomber, n’y changeront rien. D’ailleurs, des différentes prévisions établies par les sociétés de Bourse, il ressort que la place sera globalement baissière au terme de ce premier semestre.
Néanmoins, à long terme, il y a quand même des raisons d’être optimiste. Car le Maroc séduit singulièrement les investisseurs à travers notamment la multiplication des projets structurants et ambitieux. La place financière de Casablanca, communément appelée Casablanca Finance City, s’inscrit dans cette veine. Et de voir que des entreprises de renommée internationale se positionnent d’ores et déjà en demandant l’obtention du statut CFC est un signe que le Maroc a vu juste dans sa démarche. Surtout, son ouverture sur l’Afrique constitue une véritable opportunité pour toutes ces entreprises qui cherchent des débouchés sur ce continent.
Reste que réussir le pari de positionner la place Maroc sur l’échiquier financier international à travers CFC oblige nécessairement à s’attaquer, d’abord, aux réformes à déployer pour dynamiser le marché boursier. C’est un impératif auquel le Maroc ne saurait se soustraire. Mais encore faut-il que les autorités prennent la pleine mesure de cet impératif et, surtout, de l’urgence des réformes, au regard notamment de l’évolution rapide des marchés financiers. Bref, dans cette opération de conquête de nouveaux investisseurs, la première séductrice doit être la Bourse de Casablanca.


Par David William

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