Les catalyseurs
Le Maroc et l’Afrique du Sud se découvrent des atomes crochus. La distance politique entre les deux pays se réduit de plus en plus ces derniers temps. Il est vrai que tout n’est pas parfaitement huilé, mais il faut reconnaître l’importance des avancées réalisées. Ce rapprochement, bien que vu d’un très mauvais œil par les ennemis du Royaume, ne peut aller qu’en se renforçant, eu égard notamment à la volonté exprimée par les deux parties.
Rappelons-le, en novembre dernier, en marge du 5ème Sommet Union africaine-Union européenne, le Roi avait reçu en audience l’ex-président sud-africain, Jacob Zuma.
C’était, manifestement, le signe d’un réchauffement des relations entre Rabat et Pretoria, largement commenté par les médias des deux pays. Et ce, d’autant que l’Afrique du Sud fait encore partie de cette poignée de pays qui reconnait encore la fantomatique «République arabe sahraouie démocratique». Mais au-delà de la dimension purement géopolitique, le Maroc et l’Afrique du Sud sont actuellement deux puissances africaines qui ont tout intérêt à renforcer leur coopération bilatérale. C’est d’ailleurs l’analyse très lucide faite par Stevens Mokgalapa, porte-parole de l’Alliance Démocratique (DA), deuxième plus grande formation politique en Afrique du Sud après le Congrès national africain (CNA) au pouvoir. «Si on parle de promotion du commerce interafricain, nous devons nous tourner vers les grandes économies qui peuvent jouer le rôle de catalyseur dans ce sens. Le Maroc et l’Afrique du Sud sont parmi ces principales économies africaines capables d’apporter un apport déterminant à ces efforts», a-t-il déclaré dans une interview à l’agence MAP-Johannesburg.
Des propos qui forgent la conviction que le processus de rapprochement enclenché entre les deux pays est sur la bonne voie et ne saurait souffrir des interférences novices des ennemis du Maroc.
Et l’arrivée à Dakhla du très influent roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, pour participer aux travaux du Forum mondial de Crans Montana, qui se tiendra du 15 au 20 mars courant, est aussi, il semble utile de le signifier, un autre acte fort qui vient d’être posé. Alger tremble. ■





