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Editoriaux

Les discours fondateurs

LRPar La Rédaction
|Publié le 29 Août 2014 à 11:48
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A vingt jours d’intervalle, SM le Roi Mohammed VI a prononcé deux importants discours consacrés au développement et aux réformes qui lui sont inhérentes. Le premier discours s’inscrivait dans la célébration de la Fête du Trône, prononcé le 30 juillet, qui a coïncidé cette année avec le 15ème anniversaire de l’avènement du règne, et le second à la commémoration du 61ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, le 20 août.Ce n’est pas un hasard si ces deux événements ont servi de cadre à la fois pour dresser le bilan – partiel – des dernières quinze années du règne et réitérer de manière solennelle la volonté du Maroc de franchir une nouvelle étape dans son développement structurel.

Dans le discours du Trône, qui a toujours un caractère constitutionnel de discours à la Nation, le Souverain a invité les responsables, les instances et les diverses composantes à procéder à une réflexion objective sur les acquis, les réalisations, les problématiques voire les difficultés rencontrées. Une interpellation à un examen de conscience, nécessaire et porteuse, mais aussi une mission collective tendant à l’autocritique. Il a souhaité un état des lieux des quinze ans écoulés, sans complaisance, suggérant même et la méthode et la finalité d’une démarche inédite et novatrice. Ce «parler vrai» inaugure, ou plutôt conforte un style que le Souverain imprime de plus en plus à son action. L’appel à un bilan immatériel prend à témoin le peuple marocain, il est aussi le coup de grâce à cette culture du non-dit et de dissimulation. Or, aucun pays ne saurait avancer s’il ne procédait pas, à un moment ou à un autre de son parcours, à son examen de conscience.


Nous retenons donc l’interpellation royale comme un impératif et un rappel à l’ordre méthodologique. Le 20 août, dans un même souci de tirer la sonnette d’alarme, mais également de tracer une «feuille de route» programmatique, SM Mohammed VI a mis en exergue la nécessité pour notre pays de rallier le cercle des économies émergentes. Là aussi, il a dressé le constat sans faille de nos capacités, nos potentiels et nos faiblesses. C’est également un «discours de la méthode» afin de conforter la mise en oeuvre des grands chantiers, une incitation à réadapter les mécanismes de développement aux standards internationaux, à entrer de plain-pied dans une mondialisation heureuse, avec toutefois le souci de préserver les acquis, et surtout améliorer les condotions de vie des catégories sociales démunies. Un discours fondateur…


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