L’ici et l’ailleurs
C’est une réelle fierté nationale que de voir des groupes marocains se déployer à l’international. Qu’ils soient dans les banques, les assurances, le BTP, l’agroalimentaire ou encore l’industrie pharmaceutique, les groupes marocains exportent de plus en plus leur expertise à l’étranger.
Certains, comme le Groupe Saham, confirment, chaque jour, cette ambition de développement. C’est le sens qu’il faut d’ailleurs donner aux partenariats stratégiques récemment noués avec des groupes de renommée internationale (voir pages 13 à 15). Ainsi, Afrique, Moyen-Orient, Asie…, les frontières s’effacent face à l’ambition de croissance affichée par Moulay Hafid Elalamy, patron du Groupe.
L’objectif étant également de se diversifier et de diversifier les partenaires, tout en s’installant sur des marchés à fortes potentialités. Et l’Afrique, en particulier, en est un. Raison pour laquelle d’ailleurs, pour plusieurs groupes marocains qui prônent désormais une meilleure intégration régionale, ce continent reste une priorité dans leur stratégie d’expansion.. Et l’expérience concluante de bon nombre d’entrepreneurs témoigne, tant s’en faut, qu’il y a du business à y développer. Et cela ne procède certainement pas du hasard, mais résulte d’un environnement des affaires largement propice aux investissements dans plusieurs pays africains.
A l’évidence, tous ces groupes nationaux qui s’exportent sont en train de redessiner les contours de la coopération Sud-Sud. Et en Afrique où le Maroc veut se positionner comme leader économique et politique régional, et qui cherche à rallier plus de pays à sa cause territoriale, il serait opportun d’accompagner les groupes marocains dans leur quête ou conquête à travers le lobbying et la diplomatie économique. Car si l’économique balise le terrain, il n’y a pas de raison que le politique ne construise des relations durables avec ces pays voisins.
Par Fatima Ouriaghli





