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Editoriaux

L’impondérable

LRPar La Rédaction
|Publié le 3 Juillet 2014 à 14:07
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Les prévisions économiques ne sont pas du tout reluisantes. Du moins, celles livrées par le Haut-commissariat au plan qui prévoit une croissance de 2,5% au terme de l’exercice 2014 (voir page 23).Un faible taux qui va générer un volume net d’emploi d’environ 52.000 postes, soit de quoi maintenir le niveau de chômage national aux alentours de 10%. les réductions des dépenses budgétaires de compensation et d’investissement, associées aux efforts de rationalisation des dépenses courantes de fonctionnement et de renforcement de la collecte des recettes fiscales, devraient se traduire par une légère baisse du déficit budgétaire qui passerait à 5,2% du PIB en 2014. En 2015, l’économie nationale devrait toutefois afficher un meilleur profil, avec une croissance de l’ordre de 3,7%.


Mais, tout le monde en convient, le niveau de croissance actuel reste insuffisant pour endiguer le taux de chômage endémique. Ahmed Laaboudi, Directeur Général du Centre marocain de conjoncture, ne dit pas autre chose. «Toute stratégie de résorption du chômage requiert des seuils de croissance de 6 à 7 % par an, durant plusieurs années successives», a-t-il affirmé dernièrement lors d’une rencontre organisée par la Fondation Attijariwafa bank (voir page24). Dès lors, il est légitime de se demander que doit faire le Maroc pour atteindre un tel niveau de croissance, singulièrement dans un contexte où le déficit budgétaire structurel a poussé le gouvernement à privilégier une certaine austérité. Un choix que d’aucuns critiquent d’ailleurs, accusant le gouvernement d’obéir au diktat des bailleurs de fonds, en particulier le FMI. Mais le dilemme reste entier : il s’agit pour le Maroc de maîtriser ses déficits tout en atteignant un niveau de croissance qui lui permet, un tant soit peu, de réduire le taux de chômage. Au vu du comportement actuel des agrégats macroéconomiques, c’est peu dire que ce n’est pas demain la veille qu’on y arrivera. Surtout que le taux de croissance dépend d’un impondérable, sur lequel tant l’arithmétique politicienne que les conjoncturistes de génie n’ont aucune maîtrise : la pluviométrie.

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