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Editoriaux

Marche verte

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 8 Novembre 2012 à 10:15
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Discours prégnant que celui prononcé par SM le Roi Mohammed VI à l’occasion de la fête de la Marche Verte. Parmi les points saillants de ce discours, la question du Sahara marocain, mais également la construction maghrébine, et plus généralement les relations qu’entretient le Maroc avec les autres pays africains.

S’il est un fait qui est établi, c’est que le Royaume a la ferme volonté de mettre un terme définitif au conflit artificiel du Sahara. Il l’a prouvé à travers l’initiative d’autonomie, actuellement très largement soutenue par la communauté internationale, qui met en orbite les efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc dans ce dossier.

Mais il faut croire que les voies et moyens déployés par le Royaume pour une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ne trouvent toujours pas un écho favorable auprès de ses ennemis jurés : le fantomatique Front Polisario, soutenu par son mentor, le voisin algérien. Des ennemis qui, contrairement au Maroc, usent de tous les artifices pour torpiller les négociations et entretenir ce conflit, en brandissant notamment comme unique solution irréalisable et irréaliste un référendum d’autodétermination, avec l’indépendance à la clé. Des ennemis qui oublient que notre intégrité territoriale n’est pas négociable.

Et il faut voir en l’obstination et la mauvaise foi du Polisario et les manigances obstructionnistes algériennes, les éléments essentiels qui empêchent, aujourd’hui, la construction d’un bloc maghrébin fort, tel que souhaité par le Royaume. Et c’est évidemment dommage. Car cette faible intégration régionale, qui ne favorise guère une insertion plus efficiente de ses membres dans l’univers multidimensionnel de la mondialisation, est problématique : le coût du non-Maghreb est estimé à 2 à 3 points de PIB annuellement. Raison pour laquelle, d’ailleurs, dans son discours, le Souverain rappelle que «le nouvel ordre maghrébin auquel Nous avons appelé l'année dernière, devient aujourd'hui plus que jamais une nécessité impérieuse qu'il convient de transformer en une réalité effective et tangible, en vue de la construction de la maison maghrébine commune». Des mots transparents pour qui sait lire.


Par Fatima Ouriaghli



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