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Pollution politique

LRPar La Rédaction
|Publié le 28 Janvier 2016 à 15:44
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Les affaires et la politique ne font parfois pas bon ménage.

Les affaires et la politique ne font parfois pas bon ménage. Quand elles se mêlent, des raccourcis sont vite pris pour sortir les grands mots : conflit d’intérêt ou, si vous voulez, inté-rêts conflictuels. Nous en avons eu droit, cette semaine. Et de quelle manière ! Une simple convention signée par une com-pagnie d’assurances (voir pages 8/9) a monopolisé le débat et créé une polémique monstre, s’invitant au Parlement pour ensuite s’épandre allègrement sur les réseaux sociaux. Au regard de l’ampleur démesurée qu’elle a prise, elle est presque devenue une affaire d’Etat. Mais il importe d’aller bien au-delà de la virulence constatée dans les débats et faire de mesure pour livrer, avec le recul nécessaire, une analyse factuelle. En toute objectivité, sans pression, en dehors de toute arithmétique politicienne, et sans l’intention de confondre vitesse et précipitation pour créer le buzz. C’est ce que nous avons fait en sollicitant l’opinion de toutes les parties impliquées dans cette «affaire» qui, en réalité, est loin d’en être une. Et, dans ce dossier, l’on se rend rapidement compte qu’il n’y a rien qui mérite une telle levée de boucliers. Si, peut-être : créer le buzz sur les réseaux sociaux. Ces derniers se nour-rissent de ça, et certains l’ont compris. Il y a quand même une évidence qui est frappante et à laquelle tout le monde souscrira certainement : Moulay Hafid Elalamy est, comme on le dit souvent, un bon client. Son nom fait vendre la presse. Son nom permet aussi, à certains politiques en mal de popularité de sortir de l’ombre et de devenir une star furtive des médias, dès lors qu’ils se confrontent à sa personne, directement ou indirectement. En réalité, il faut avoir une lecture politique de cette «affaire», plutôt que de l’appréhender sous l’angle des affaires. Car si cela se limitait strictement au business, nul ne trouverait rien à dire, d’autant que la conven-tion signée entre cette compagnie d’assurances et les départements de l’Agriculture et des Finances reste des plus légales. Au final, la politique pollue les affaires, et ce sont les agriculteurs qui trinquent.

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