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Popularité

LRPar La Rédaction
|Publié le 29 Janvier 2015 à 16:51
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La cote de popularité d’Abdelilah Benkirane aurait-elle augmenté ? En l’absence de sondages pour nous édifier, nous sommes pourtant tentés de répondre par l’affirmative. En tout cas, le Chef du gouvernement semble être mieux perçu par l’opinion publique que durant la première moitié de son mandat.

Les syndicats et les partis de l’opposition ne seront certainement pas de cet avis. Quand les premiers lancent des cris d’orfraie pour appeler à la reprise du dialogue social et bandent les muscles pour dénoncer, entre autres, la réforme du régime des retraites, les autres, eux, ne ratent aucune occasion pour fustiger l’action gouvernementale.

Pourtant, dans l’exercice du pouvoir, force est de reconnaître que Benkirane a fait des progrès. Beaucoup de progrès. Certes, les nombreuses maladresses et gaffes qui ont émaillé sa législature seront difficiles à enterrer dans la trappe de l’histoire politique du Royaume. Elles sont présentes dans la conscience collective et suscitent encore des moqueries, voire irritent certains. Mais on mettra cela justement sur le compte de sa jeunesse en matière d’exercice du pouvoir.

Aujourd’hui, l’homme semble plus mesuré et, surtout, a gagné en assurance. Et hormis le fait que la teneur de ses propos dans ses différentes sorties médiatiques est plus réfléchie, il y a une conjonction de facteurs qui lui sont favorables. Des facteurs surtout économiques. La réussite de l’opération d’amnistie fiscale et de change, à laquelle peu de gens croyaient, en est un. Le vent d’optimisme qui souffle sur l’économie marocaine, avec en toile de fond une croissance moyenne estimée à quelque 4,8% en 2015 par les conjoncturistes et les institutions financières internationales, en est un aussi. Bref, les indicateurs macroéconomiques s’améliorent de plus en plus et les opérateurs ont davantage de visibilité.


Maintenant, reste à Benkirane de surfer sur cette vague d’optimisme et consolider les acquis. Ce ne sera certes pas une mince affaire, surtout quand on sait que son match de référence sera la réforme des retraites. Un terrain sur lequel ses détracteurs l’attendent de pied ferme.



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