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Editoriaux

Préjudice

LRPar La Rédaction
|Publié le 13 Novembre 2014 à 10:02
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C’est aujourd’hui que Anass Alami et Ali Ghannam, respectivement DG de la Caisse de dépôt et de gestion et DG de la CGI, doivent de nouveau être auditionnés dans le cadre de l’affaire liée, entre autres, au projet Madinat Badès à Al Hoceima.

Cette nouvelle audition, très atten-due par les observateurs nationaux et inter-nationaux, n’est visiblement que la prémisse de la longue et douloureuse épreuve qui les attend. Notamment un procès qui promet d’être très médiatisé, mais surtout très long, eu égard au fait que l’enquête diligentée à cet effet, et qui a concerné pratiquement tous les projets réalisés par la CGI dans le Nord du pays, a conduit à la poursuite de 23 prévenus au total pour «escroquerie, dilapidation de deniers publics, faux et usage de faux…». Mais au-delà de cette affaire, c’est surtout l’une de ses conséquences premières qu’il convient de relever : la radiation de la CGI de la Bourse de Casablanca, sur décision du ministère des Finances. Une telle décision, légitime du reste, est forcément préjudiciable pour un marché qui souffre cruellement d’un manque de profondeur et de liquidité. Nous le soulignions dans nos colonnes il y a deux semaines : depuis 2000, pas moins de 20 sociétés cotées, dont des fleurons comme l’ONA et la SNI, ont dû retirer leurs titres de la Bourse, de manière volontaire ou forcée. Et aujourd’hui, si les autorités de la Bourse veillaient scrupuleusement à l’application des critères de cotation tels que stipulés par le Règlement général de la Bourse (nombre de titres diffusés auprès du public, mise en paiement de dividendes pendant les trois derniers exercices, moyenne quotidienne des transactions exprimée en dirhams et en titres, et nombre de jours de Bourse où les titres ont fait l'objet d'une cotation), l’hémorragie aurait pu être plus importante. Mais bon, elles ne peuvent se permettre d’être aussi radicales, surtout qu’elles ont pour ambition d’avoir… 150 sociétés cotées en 2015. Euh !, c’est-à-dire l’année prochaine.

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