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Editoriaux

Récidiviste !!!

LRPar La Rédaction
|Publié le 3 Octobre 2014 à 08:00
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Ça y est, l’habitude s’est installée. Les prix des carburants ont encore changé. Depuis le 1er octobre, le prix du fuel spécial a régressé de 166,97 dirhams la tonne, pour s’établir à 6.361,30 dirhams la tonne. Celui du fuel n°2 ONE a, également, baissé de 101,48 dhs/tonne pour se situer à 5.585,87 dhs/tonne, tandis que le prix du fuel n°2 s’est replié de 101,47 dhs/tonne à 5.787,42 dhs/tonne. Pour sa part, le prix de l'essence super s’est délesté de 19 centimes le litre pour s'échanger à 12,87 dhs/litre. Enfin, le prix du gasoil est resté inchangé à 9,69 dhs/litre.

Depuis l’introduction de l’indexation partielle des prix des carburants, les Marocains se familiarisent de plus en plus à la fluctuation des prix qui intervient tous les 15 jours. Au point qu’une baisse ou, plutôt, une hausse des prix de 10, voire 20 centimes n’émeut plus personne. Pourtant, lors de sa mise en place qui s’est traduite par une augmentation des prix à la pompe, conséquence de la progression du cours du baril de pétrole sur les marchés internationaux, ça râlait de partout. Certains se surprenaient même à s’interroger sur la pertinence de cette indexation. Qui, rappelons-le, est non seulement nécessaire pour alléger les tensions sur le budget de l’Etat, mais constitue surtout la première étape d’une réforme plus globale visant le système de compensation et destinée à garantir la viabilité des finances publiques. C’est une exigence des bailleurs de fonds, particulièrement le Fonds monétaire international, quoi qu’en disent nos responsables politiques. Un FMI qui exige aussi une réforme fiscale, mais surtout la réforme du système des retraites, laquelle tarde à venir malgré l’«état d’urgence» décrétée par la Cour des comptes dans son dernier rapport.


Sauf qu’il n’y a pas que les réformes structurelles pour pallier le déficit structurel des finances publiques. C’est en tout cas ce que l’on déduit de la posture adoptée par le gouvernement lors de l’élaboration des lois de finances. La chasse aux niches fiscales pour renflouer les caisses de l’Etat est, en effet, devenue une règle établie. Sauf que cela se fait parfois de manière maladroite, voire à l’encontre des principes d’équité réclamés par les professionnels. En cela, ne faut-il point s’étonner que le volet fiscal du projet de Loi de Finances 2015 réserve encore des surprises. Il ne faudrait surtout pas s’étonner que certains secteurs, considérés comme des punching ball, ou plutôt des vaches… à traire, passent encore davantage à la caisse. Le secteur de l’automobile en est un. Tout comme l’agroalimentaire, avec notamment les hausses répétitives de la taxe intérieure de consommation sur les boissons alcoolisées et celles sur le tabac. Et puisque dans ces secteurs ça râle pas beaucoup, pour ne pas dire que les cris d’orfraie lancés par les opérateurs sont inaudibles, les hausses passent bien. Tant et si bien que l’Etat est devenue accro à la récidive. On s’en rendra bientôt compte.


Par David William

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