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Editoriaux

Relent politique

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 1 Novembre 2012 à 09:19
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La cohésion sociale a bon dos. Elle tend, de plus en plus, à légitimer toutes les initiatives du gouvernement visant à élargir l’assiette fiscale. Aujourd’hui, presque tout le monde va mettre la main à la poche pour alimenter le Fonds de solidarité nationale qui, à travers le Budget 2013, voit ses sources de financement élargies : entreprises qui réalisent un bénéfice net à partir de 20 MDH, «hauts» revenus (revenu net à partir de 300.000 DH par an), moitié de la part du produit de la taxe sur les contrats d’assurance, taxe intérieure de consommation sur les cigarettes, augmentation de la quote-part des collectivités locales dans le financement du Ramed…

Bref, l’équipe gouvernementale a frappé fort, mais n’aura pas osé aller au bout de sa logique. Logique qui aurait voulu, comme le martèlent certains, d’instituer une taxe sur les grosses fortunes.


Logique qui aurait également voulu, dans ce contexte où les finances publiques rencontrent des difficultés majeures, d’opérer un profond relifting des dérogations fiscales, dont la pertinence et la portée de la majorité d’entre elles sont actuellement sujettes à caution.

C’est dire que, même en s’abritant derrière cette notion sensible qu’est la solidarité (qui l’est d’ailleurs encore plus en ces temps de crise) pour taxer à tout va, Benkirane et son équipe n’échappent pas à la critique. Car, le sentiment partagé par nombre d’observateurs est que le projet de Loi de Finances veut, d’une manière globale, sacrifier la croissance économique sur l’autel de la paix sociale. C’est cette lecture qu’on peut logiquement en avoir quand on voit notamment que l’investissement public a diminué de 8 Mds de DH au moment où la masse salariale a augmenté de 4,8%. Comme qui dirait, ce Budget 2013 a un relent politique très prononcé.

Par Fatima Ouriaghli


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