Sempiternelle confrontation
La PME est au centre de toutes les préoccupations, voire de toutes les attentions. Les difficultés d’accès au financement souvent relevées, leur sous-capitalisation ou encore leur manque de compétitivité légitiment la panoplie de dispositifs mis en place par les pouvoirs publics, le plus souvent en partenariat avec les banques, afin de leur permettre d’assurer leur survie et de croître dans un environnement de plus en plus concurrentiel.A l’évidence, on ne peut pas nier que, sur ce registre, les différents acteurs impliqués ne restent pas les bras croisés. D’ailleurs, deux actions majeures ont été initiées mardi dernier. A Paris, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le groupe Banque Centrale Populaire ont conclu avec le patronat français (CGPME) une convention destinée à accompagner le développement des petites et moyennes entreprises marocaines à l'international.
Au même moment, au Maroc, Bank Al-Maghrib dévoilait un nouveau dispositif destiné à encourager le financement bancaire des TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), en particulier celles opérant dans le secteur de l’industrie ou dont la production est destinée à l’export (voir détails en page 7). Par le biais de la Caisse centrale de garantie, 800 MDH ont été mis sur la table. La Banque centrale est allée jusqu’à mettre en place des sanctions pour les établissements bancaires qui ne joueront pas le jeu.
Cette attention toute particulière s’explique par la place très importante que les PME occupent au sein du tissu économique national.
Pour autant, il faut reconnaître que malgré toutes les initiatives prises au cours de ces dernières années, les mêmes problèmes demeurent. Cette récurrence tient, essentiellement, à la sempiternelle confrontation entre PME et banques : quand les premières lancent des cris d’orfraie sous prétexte que les robinets du crédit leur sont fermés, les secondes dénoncent, entre autres, leur manque de transparence. Et la multiplicité des fonds de garantie, malgré leur utilité, n’a pas réussi à éteindre ces difficultés. Aujourd’hui, il paraît pour le moins urgent de repenser en profondeur les relations PME – Banques.





