Stimuli
La crise de confiance qui sape le moral des investisseurs et des épargnants à l’étranger, ne va certainement pas se dissiper à court terme. Bien au contraire, elle est partie pour durer.
Aujourd’hui, avec en toile de fond une croissance mondiale au ralenti, les craintes d’une récession en Europe et d’une faillite de l’Etat, la problématique des dettes publiques… beaucoup d’incertitudes pèsent sur la trajectoire de l’économie internationale. Au point de rendre très nerveuses les places financières mondiales qui, lundi dernier, ont encore plongé.
Ce climat délétère qui plane sur l’économie mondiale est particulièrement suivi au Maroc, surtout au moment où le projet de Loi de Finances 2012 et les prochaines échéances électorales occupent l’actualité.
Tout cela n’est certainement pas étranger à l’attentisme qui règne dans le Royaume : les opérateurs économiques sont dans l’expectative au moment où, sur le marché boursier, la perte de confiance des investisseurs plombe la place, cantonnant le Masi à évoluer dans la zone rouge.
Pour autant, même s’il reconnaît que l’économie mondiale repose actuellement sur un socle bien précaire, l’argentier du Royaume se veut rassurant, tablant sur la préservation des équilibres macro-économiques avec à la clé un taux de croissance de 4,8% pour une inflation contenue à 2% au terme de l’exercice 2012. En attendant d’avoir plus de visibilité sur le projet de Loi de Finances 2012, mais aussi sur l’évolution de l’environnement économique internationale, les opérateurs économiques restent, pour l’instant, de marbre face à ces annonces.
Il est clair qu’à défaut d’un stimuli puissant, la situation restera en l’état. Mais jusqu’à quand ?
Par Fatima Ouriaghli





