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Editoriaux

Un peu de rigueur

LRPar La Rédaction
|Publié le 23 Octobre 2014 à 21:37
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Maintenant que les détails du Projet de Loi de Finances 2015 ont été rendus publics, les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Les débats autour des PLF ont toujours été passionnants et passionnés.Ceux concernant le budget actuel devraient l’être encore davantage. Car il intervient dans un contexte économique peu favorable, avec en toile de fond des revendications sociales criantes qui, forcément, obligent le gouvernement à faire des arbitrages sur lesquels patronat et opposition trouveront toujours à redire. Il est clair que cette mouture initiale subira de profondes modifications, pour ne pas dire qu’elle passera chez le tailleur, à la faveur notamment des amendements qui y seront apportés.

Mais quelles concessions le gouvernement est-il prêt à faire ? Pas beaucoup en tout cas. Car il est tenu par des impératifs budgétaires et, surtout, par une argutie bien huilée, sans cesse rabâchée : la préservation des équilibres macroéconomiques. C’est l’esprit qui a sous-tendu l’élaboration du projet de budget 2015. Et tous ceux qui l’ont précédé ces dernières années. Même si le gouvernement s’abstient de parler de rigueur budgétaire, la lecture du PLF semble montrer tout autre chose. Mais, avec le recul, cette rigueur n’est-elle pas justifiée ? A priori si, au regard notamment de la bataille menée actuellement pour ramener le déficit budgétaire à des niveaux soutenables. Pour autant, privilégier l’austérité à la croissance n’est pas vu d’un bon oeil par les observateurs, particulièrement les économistes. Et la récente crise économique en Europe a montré, à plusieurs égards, que c’est à cause d’une politique budgétaire austère que bien des gouvernements ont été sanctionnés par les urnes. Et que même ceux qui gouvernent encore s'attirent les foudres des peuples.


Cela pour dire qu’il y a d’autres levier à activer, en urgence, pour assurer une certaine viabilité aux finances publiques. Et aujourd’hui, après l’amorce de la réforme du système de compensation, l’urgence est de réformer le système des retraites. Tout le monde en convient. Il faut seulement avoir le courage politique de l’engager, particulièrement dans un contexte où les syndicats commencent à brailler… bruyamment.

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