La crise s’intensifie dans le Golfe persique. Le commandant des Gardiens de la Révolution a annoncé ce lundi la fermeture du détroit d’Ormuz, artère stratégique du commerce mondial des hydrocarbures.
Téhéran promet par ailleurs «d’incendier tout navire» qui tenterait d’entrer ou de sortir du Golfe et affirme qu’il ne «laissera pas une seule goutte de pétrole quitter la région».
Ces menaces interviennent au lendemain de l’attaque de deux navires au large des Emirats arabes unis et d’Oman, au deuxième jour de frappes iraniennes en représailles à une attaque américano-israélienne contre l’Iran.
Depuis Londres, le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a appelé les compagnies maritimes à «éviter de transiter dans la région concernée tant que les conditions ne se sont pas améliorées» et à faire preuve de «la plus grande prudence».
La fermeture effective du détroit d’Ormuz fait peser un risque majeur sur les flux pétroliers mondiaux, dans un contexte déjà marqué par une forte instabilité régionale.