La guerre en Iran continue de provoquer des secousses sur les marchés énergétiques mondiaux. Lundi, le prix du gaz européen avait bondi de près de 50 %, propulsé par la fermeture du détroit d’Ormuz et la suspension de la production de GNL par QatarEnergy après des attaques de drones.
Ce mardi, la tendance se poursuit : le contrat à terme du TTF néerlandais, référence européenne, grimpe de 36 % en matinée, atteignant des niveaux jamais vus depuis février 2023. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole et du GNL mondiaux, reste paralysé, tandis que Téhéran menace de « brûler » tout navire tentant de le franchir.
Cette flambée survient alors que l’Europe se dirige vers l’été avec des stocks de gaz particulièrement bas (30 % remplis fin février, contre 62 % l’an dernier). Selon Jonathan Schroer, analyste d’UniCredit, cette situation intensifie la concurrence mondiale pour le GNL restant et accentue les tensions sur l’approvisionnement européen.