Dès l’ouverture des marchés, les prix des hydrocarbures ont grimpé significativement alors que les opérateurs intègrent un « risque de perturbation de l’approvisionnement, au Moyen-Orient, notamment via une possible menace sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Les annonces et premières frappes américaines contre Iran, confirmées ce matin par plusieurs médias étrangers visant les capacités militaires et nucléaires iraniennes, ont immédiatement exposé les marchés internationaux à commencer par les pix des matières premières : hausse du pétrole et de l’or.
Cette réaction s’inscrit dans un schéma classique : face à un choc géopolitique implicite, la volatilité s’invite plus vite que les fondamentaux économiques réels.
À très court terme, le principal canal de transmission vers les marchés reste la perception du risque. Tant que les frappes ne se traduisent pas par des perturbations majeures des exportations énergétiques, les réactions pourraient demeurer temporairement volatiles plutôt que structurelles.
À suivre.