Des foules importantes se sont rassemblées lundi dans les rues de Téhéran pour accompagner le cortège funéraire d'Ali Khamenei. Organisées sur plusieurs jours, les cérémonies constituent un moment clé pour les autorités iraniennes, qui cherchent à afficher l'unité du pays dans un contexte marqué par de fortes tensions régionales.
Des centaines de milliers de personnes, et selon les autorités plusieurs millions, se sont rassemblées lundi dans les rues de Téhéran pour participer au cortège funéraire d'Ali Khamenei. Cette troisième journée de deuil national constitue l'un des moments les plus marquants des cérémonies organisées par la République islamique, qui entend afficher l'unité du pays après la disparition de son dirigeant historique.
Le cercueil de l'ancien guide suprême, accompagné de ceux de plusieurs membres de sa famille tués lors des frappes américano-israéliennes de février dernier, a traversé les principales artères de la capitale sous une importante protection. De nombreux participants, vêtus de noir, brandissaient des drapeaux iraniens, des portraits du défunt ainsi que des banderoles dénonçant les États-Unis et Israël.
Le cortège, long d'une vingtaine de kilomètres, devait parcourir plusieurs lieux emblématiques de Téhéran, notamment l'avenue Enghelab et la place Azadi. Les autorités ont fermé l'espace aérien de la capitale et décrété deux jours fériés afin de faciliter le déroulement des cérémonies, malgré une chaleur avoisinant les 40°C.
Tout au long du parcours, des slogans appelant à des représailles contre Washington et Tel-Aviv ont été scandés. Certains manifestants ont également affiché des messages visant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu'ils tiennent pour responsables de la mort d'Ali Khamenei.
Plusieurs responsables politiques et militaires iraniens ont assisté aux cérémonies, tout comme l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad. En revanche, Mojtaba Khamenei, désigné pour succéder à son père à la tête de la République islamique, n'est pas apparu publiquement. Son absence alimente les spéculations, les autorités évoquant des raisons de sécurité.
Après son passage à Téhéran, le cercueil doit être transporté dans plusieurs villes saintes d'Iran et d'Irak avant l'inhumation prévue à Machhad, ville natale d'Ali Khamenei. Pour les autorités iraniennes, ces funérailles dépassent le simple hommage au dirigeant disparu et visent également à démontrer la capacité du régime à préserver sa cohésion dans un contexte régional particulièrement tendu.