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Economie

FMI-Banque mondiale : Une économie mondiale sous tension au cœur des Assemblées de Bangkok

Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale se sont ouvertes, lundi 12 octobre à Bangkok, dans un contexte économique mondial marqué par la montée des tensions géopolitiques, l’envolée des prix de l’énergie et l’aggravation de l’endettement public.

LRPar La Rédaction
|Publié le 12 Octobre 2026 à 09:19
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FMI-Banque mondiale : une économie mondiale sous tension au cœur des Assemblées de Bangkok

La capitale thaïlandaise accueille, du 12 au 18 octobre, les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Ce rendez-vous majeur de la finance internationale intervient à un moment où l’économie mondiale doit composer avec une accumulation de risques, notamment les incertitudes géopolitiques, les pressions inflationnistes, l’endettement public élevé et les bouleversements provoqués par l’intelligence artificielle (IA).

Pendant une semaine, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, dirigeants d’institutions multilatérales et représentants du secteur privé se pencheront sur les perspectives de croissance, la résilience des économies et les moyens de relancer le financement du développement.

Au centre des débats : comment préserver la stabilité financière tout en soutenant l’investissement productif et la création d’emplois, dans un environnement où les marges de manœuvre budgétaires se réduisent ?

Dette, énergie et IA : trois défis majeurs

En prélude à ces Assemblées, la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, avait déjà alerté sur les risques qui pèsent sur l’économie mondiale. Trois facteurs retiennent particulièrement son attention : l’accélération de l’intelligence artificielle, le maintien des prix élevés de l’énergie et les niveaux records atteints par la dette publique.

Cette combinaison de pressions complique la conduite des politiques économiques, notamment dans les pays en développement, confrontés à des besoins de financement considérables et à des contraintes budgétaires persistantes.

Pour y faire face, Kristalina Georgieva préconise une approche associant prudence monétaire, discipline budgétaire et réformes structurelles. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer la coopération internationale afin de mieux coordonner les réponses aux déséquilibres économiques.

L’enjeu est d’autant plus important que les Etats doivent simultanément maîtriser leurs finances publiques, soutenir l’activité et mobiliser les ressources nécessaires aux transformations économiques.

Au-delà des risques conjoncturels, les Assemblées de Bangkok consacreront une large place aux défis structurels de l’économie mondiale.

Plusieurs réunions et tables-rondes examineront notamment le potentiel de l’intelligence artificielle dans la création d’emplois au sein des économies en développement, les mécanismes permettant de mobiliser davantage de capitaux privés et les moyens d’améliorer la convergence des politiques économiques.

La question de l’emploi occupera ainsi une place importante dans les échanges.

Il s’agira notamment d'examiner comment les transformations technologiques peuvent devenir des moteurs de croissance inclusive, plutôt que de nouvelles sources de disparités entre économies avancées et pays en développement.

Les discussions porteront également sur le rôle des institutions financières internationales dans l’accompagnement des Etats, à travers le financement des investissements et le renforcement de leur résilience face aux chocs extérieurs.

Ces Assemblées constituent, à cet égard, un espace de concertation privilégié entre décideurs publics et acteurs financiers, avec pour objectif de rapprocher les positions et d'identifier des réponses collectives aux défis économiques mondiaux.

Trois ans après Marrakech

La tenue de ces Assemblées à Bangkok intervient trois ans après l’édition organisée à Marrakech, en octobre 2023, qui avait placé le Maroc au centre des discussions économiques et financières internationales.

Ce rendez-vous avait réuni des représentants de 189 délégations, parmi lesquels des ministres des Finances et du Développement, des gouverneurs de banques centrales, des parlementaires, des responsables du secteur privé, des universitaires et des représentants de la société civile.

Traditionnellement organisées deux années sur trois à Washington, siège des deux institutions de Bretton Woods, les Assemblées annuelles se délocalisent tous les trois ans dans un autre pays membre.

A Bangkok, l'ambition reste la même : renforcer la coopération économique internationale. Mais dans un environnement mondial toujours plus incertain, la capacité des États et des institutions multilatérales à transformer leurs engagements en actions concrètes sera particulièrement scrutée.

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