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Transition énergétique : un gisement de marchés colossal pour les acteurs marocains du BTP

Transition énergétique : un gisement de marchés colossal pour les acteurs marocains du BTP

Le Maroc entre dans une phase d’investissement énergétique sans précédent. Derrière les ambitions de souveraineté électrique, de montée en puissance du renouvelable et de déploiement du gaz naturel comme énergie de transition, se dessine un gisement massif de marchés pour les constructeurs marocains.

Génie civil, infrastructures portuaires, parcs solaires, lignes haute tension, plateformes industrielles…, les chantiers s’enchaînent et redéfinissent la carte des opportunités pour le secteur du BTP. La transition énergétique est même considérée comme l’un des plus grands marchés de l’histoire récente du BTP national. 15 GW à construire d’ici 2030 Le programme énergétique prévoit l’ajout de 15 GW de capacités électriques, dont 12.445 MW de sources renouvelables, pour un investissement global de 12 Mds de dollars.

Pour les entreprises de BTP marocaines, cela ouvre un cycle de projets lourds. D’abord avec le terrassement et le génie civil des parcs solaires et éoliens; la construction de bâtiments techniques, postes électriques et fondations d’éoliennes; l’infrastructure d’accès (routes, pistes, plateformes); ou encore les ouvrages associés au transport de l’énergie (lignes, stations, sous-stations).

Les projets phares comme Noor Midelt I (800 MW), les 5 GW d’électricité verte dédiée à l’industrie ou les futurs parcs privés répartis dans le Sud et l’Oriental constituent des marchés continus pour les groupes structurés, mais aussi pour les soustraitants locaux. La dimension exportatrice de l’électricité marocaine crée aussi un segment émergent pour le BTP, même si encore théorique. C’est un domaine où les acteurs marocains peuvent monter en compétence sur des standards internationaux.

Aussi, la feuille de route gazière 2024-2030 représente 6 milliards de dollars d’investissements et offre une diversité de marchés :

• Terminal GNL de Nador West Med : ouvrages portuaires, cuves, réseaux internes, plateformes cryogéniques;

• Extension du gazoduc GME : génie linéaire, franchissements, stations de compression; • 1.400 MW de centrales au gaz pour l’ONEE d’ici 2027 : génie civil industriel, bassins, bâtiments techniques.

À moyen terme, le gazoduc atlantique Nigeria- Maroc (20 à 25 milliards de dollars au total) pourrait entraîner une décennie d’appels d’offres et de travaux dans les régions traversées. Les projets émergents autour de l’hydrogène vert - OCP à MzindaMeskala, projets privés à Dakhla - créent également des besoins massifs en termes de plateformes industrielles. La stratégie nationale visant une réduction de 20% de la consommation énergétique finale d’ici 2030 touchera trois secteurs : industrie, bâtiment, transport. Financement public-privé Le financement mixte -État, Masen, investisseurs privés, fonds européens, BERD, opérateurs portuairesgarantit un pipeline continu de projets.

Les 12 milliards de dollars pour les 15 GW renouvelables ou les 6 milliards de dollars pour les infrastructures gazières reposent déjà sur des partenariats permettant une mise en œuvre accélérée. Pour les entreprises marocaines du BTP, cela signifie une visibilité sur plusieurs années, un accès à des projets de grande échelle, la possibilité de consortiums avec des groupes étrangers et une montée en gamme technique.

 

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